Contenu

Lexique


Accessibilité : Condition d’appréciation d’un lieu par l’expérience sensible, par conséquent enjeu de paysage. Peut aussi signifier « ouverture au public ».

Alignement : Implantation d’arbres selon une ligne droite ou courbe (tilleuls, marronniers, platanes...) accompagnant classiquement les perspectives des jardins réguliers, les voies urbaines ou rurales dont ils soulignent les tracés.

Alignement : Implantation de constructions prenant comme référence les façades des constructions riveraines (alignement sur l’existant), le bord de la voie (alignement sur rue). L’alignement est un principe de composition urbaine qui conditionne fortement le paysage des espaces publics, des voies.

Alluvion : Sédiment déposé par les cours d’eau et les lacs. Leur accumulation tend à former le fond plat de certaines vallées, voire des plaines « alluviales » lorsque la vallée est suffisamment large.

Ambiance : Impression donnée par le milieu dans lequel une personne évolue. Les paysages peuvent évoquer des ambiances très marquées de l’ordre de la ruralité, de l’exotisme, de l’accueil, de l’austérité ou de la gaieté...

Aménité : Agrément, qualité d’une chose qui le rend agréable, plaisant, charmant. Le terme est lié à l’appréciation de qualités d’un environnement ou d’un entourage social, qui ne sont ni appropriables, ni quantifiables en termes de valeur monétaire.

Analyse d’un paysage : Examen d’un paysage dans l’objectif d’expliquer les raisons qui sont à l’origine de sa présence et de son évolution passée et prévisible. L’analyse est à la fois objective, sensible, mais aussi subjective en tenant compte des représentations sociales et culturelles.

Appartenance : Le sentiment d’appartenance à un territoire repose sur l’appropriation des valeurs culturelles de ce territoire ou de l’intérêt affectif éprouvé pour lui.

Artialisation : Processus artistique qui transforme et magnifie un territoire, soit « in visu » au moyen de représentations artistiques, littéraires, picturales, photographiques, soit « in situ » au moyen d’aménagements.

Banalisation : Processus par lequel un paysage perd tout caractère distinctif en raison de l’effacement de ses caractères singuliers. Ce paysage perd ainsi de son attractivité.

Bassin versant : Portion de territoire délimitée par des lignes de crêtes, dont les eaux alimentent un exutoire commun (cours d’eau, lac, mer, océans, etc.).

Batholite : Massif généralement granitique formé par l’intrusion de roches magmatiques dans un autre substrat. Les batholites d’Ille-et-Vilaine sont insérés dans le socle briovérien.

Belvédère : Lieu à partir duquel il est permis d’embrasser d’un coup d’œil une scène de paysage. Belvédère est synonyme de point de vue lorsque celui-ci est dominant et offre une vue panoramique.

Biodiversité : Variété des gênes des organismes vivants et des écosystèmes dans lesquels ils se développent.

Bloc diagramme : Représentation graphique d’un espace en trois dimensions permettant de synthétiser les informations du relief et de l’occupation des sols, exprimant les structures paysagères.

Bourg : voir hameau

Bourg sommital : Bourg implanté au sommet d’une colline ou sur le point haut d’un relief.

Briovérien : Sous-étage géologique de la fin du Précambrien (Néoprotérozoïque). Résultant de la destruction de la chaîne de montagne cadomienne, le Briovérien constitue une partie importante du sous-sol de la Bretagne, particulièrement de la Bretagne centrale. C’est un ensemble varié de roches.

Bucolique : Qualificatif le plus souvent associé à un genre de paysage, celui de la belle campagne dans laquelle la prairie et les animaux jouent un rôle de premier plan. Synonyme d’agreste ou de champêtre.

Cadomien : période d’orogénèse (formation de montagnes) située au début du cycle Calédonien. Certaines formations présentes en Morbihan (grés, schistes) du Briovérien sont mises en place à cette époque.

Calédonien (cycle) : Cycle d’orogénèse (formation de montagnes) correspondant au début de l’ère Primaire (entre 400 et 500 millions d’années environ). Elle précède le cycle Hercynien.

Caractère paysager : Désigne les qualités ou les défauts des paysages autant liés à leur morphologie, qu’aux symboles qu’ils véhiculent.

Champ urbain : Espace agricole protégé comme tel, localisé dans l’agglomération urbaine
(SCOT du pays de Rennes).

Charpente naturelle : Ensemble formé par les éléments du relief, les cours d’eau et la couverture végétale, à la base d’un paysage.

Cluse : franchissement d’une barre de relief par une vallée qui l’entaille. Ce terme en principe réservé au cas des reliefs plissés jurassiens (jeunes) peut s’appliquer aux reliefs plissés anciens.

Cheminement : Complexe formé par un chemin et les éléments matériels tels que les repères, les bancs, les plantations qui le jalonnent donnant la possibilité d’une expérience diversifiée de promenade.

Cohérence paysagère : Harmonie produite par un mode d’occupation et d’exploitation des sols permettant de reconnaître dans un paysage des modèles culturels anciens ou nouveaux.

Colluvion : Accumulation de matériaux dans les zones basses des reliefs par gravité ou ruissellement.

Composante : Tout objet identifié dans le champ visuel indépendamment de ses dimensions, de sa capacité à former un motif ou un paysage. L’arbre ou le bâtiment sont des composantes au même titre que la forêt ou le village. Synonyme : élément.

Continuité naturelle : Réseau des espaces qui assurent l’intégrité écologique d’un territoire.

Continuité paysagère : Enchaînement de motifs dont l’intégrité assure la stabilité du paysage. Les ruptures de continuité par fragmentation ou effacement des motifs qui le composent entraînent la dégradation des paysages, voire leur disparition.

Conurbation : Ensemble formé d’une ville et de ses banlieues ou de villes et villages voisins réunis. « Agglomération formée par la réunion de plusieurs centres urbains initialement séparés par des espaces ruraux » (Insee).

Cornéenne (croche) : Partie du socle située au bord d’un batholite. Devenue plus résitante lors de la formation du batholite, elle est souvent à l’origine de reliefs contrastés.

Corridor écologique (biocorridor) : Désigne un ou des milieux reliant entre eux différents habitats vitaux pour une espèce ou un groupe d’espèce.

Coteau : Versant ou flanc d’une colline ou d’un plateau.

Déprise agricole : Abandon de terres antérieurement dédiées à des activités agricoles et entrainant un retour à la friche.

Délaissé : Espace abandonné, sans usage, en friche. Dans l’attente de nouvelles affectations, les délaissés urbains peuvent être l’objet de reconquêtes sociales et de projets de paysage. Les délaissés ruraux sont des friches.

Densification : Installation programmée ou spontanée de constructions supplémentaires dans un tissu urbain comportant des lacunes ou remplacement du bâti existant par des constructions plus nombreuses et/ou plus élevées.

Densité : Notion importante qui qualifie le rapport entre le nombre de logements produits et la surface de l’emprise foncière du projet.

Désenclavement / Enclavement : Action par laquelle est rompu l’isolement matériel, économique, social de territoires enclavés par le manque de dessertes, l’absence de moyens de communication ou par des coupures physiques naturelles ou créées par les constructions ou des infrastructures.

Diagnostic paysager : Constat portant sur l’ensemble des caractères d’un paysage donné, incluant la dimension d’usage économique, social, culturel, destiné à poser les bases d’une réflexion en vue d’un projet d’aménagement. Le diagnostic fait appel aux approches géographiques, sociologiques et historiques de la réalité d’un paysage considéré.

Diversité paysagère : Critère d’appréciation de la qualité d’un paysage résultant du nombre, des registres et des intérêts des motifs mis en scène. Elle est source in situ de plaisir et d’appropriation des lieux.

Dynamique paysagère : Processus selon lequel un espace donné présentant certaines formes naturelles ou artificielles connaît une transformation liée tant aux évolutions des espèces et des milieux vivants qui les composent qu’à l’activité humaine qui s’y déploie. Les dynamiques en cours peuvent être envisagées à partir des facteurs d’évolutions actuels.

Échappée visuelle : Vue longue et resserrée limitée par un groupe d’arbres ou tout autre écran visuel. Synonyme : fenêtre, couloir, perspective.

Élément : Voir composante.

Emblématique : Une composante ou un paysage sont qualifiés d’emblématiques lorsqu’ils symbolisent un territoire ou un site, en procurent des images ou représentations typiques.

Enchaînements : relations nécessaires et attendues entre les motifs structurels d’un paysage. Ainsi, le ruisseau « appelle » la berge, la berge « appelle » la ripisylve, la ripisylve « appelle » la prairie, la prairie « appelle » le coteau boisé…

Enjeu de paysage : Pertes ou bénéfices escomptés des dynamiques en jeu sur un paysage et susceptibles d’être réorientées dans le sens d’une préservation, d’une mise en valeur ou d’une requalification.

Environnement : Le terme « environnement » désignait l’enceinte ou les environs d’un lieu (selon la définition du Petit Robert), aujourd’hui, il rapporte un contexte immédiat. Le paysage considère la relation de l’individu, ou du groupe social, à son environnement.
Un second sens est introduit, à partir de l’américain environment (1964) ; l’environnement est l’ensemble des conditions naturelles (physiques, chimiques, biologiques) et culturelles (sociologiques) susceptibles d’agir sur les organismes vivants et les activités humaines. Il est très proche de la notion de paysage ; ce qui porte couramment à confusion.

Érosion : Ensemble des actions externes (des eaux, des glaciers, des agents atmosphériques, etc.) qui provoquent la dégradation des roches et contribuent à la modification des reliefs.

Espace de respiration : Surface visuellement ouverte située entre des espaces plus fermés. Opposition entre des modes d’occupation du sol qui alternent : espace agricole au sein de l’urbanisation dense d’une ville, clairière au sein de la forêt, prairies entre les villages et la forêt...

Espace naturel sensible : Outil de protection des espaces naturels dont disposent les Départements par l’acquisition foncière ou par la signature de conventions d’ouverture au public avec les propriétaires privés ou publics.

Étrépage : Ancienne pratique d’arrachement de surfaces de landes pour constituer des litières pour les animaux domestiques et former ensuite un engrais.

Expérience paysagère : Expérience individuelle ou collective mettant en jeu toutes les motivations esthétiques, physiologiques, symboliques de l’approche sensible de l’espace et particulièrement de la nature.

Forme urbaine : Organisation associant la forme de l’espace public, les modes d’implantation et la densité des volumes bâtis, la répartition des fonctions. Le bourg, le hameau, le lotissement, la ville constituée, sont des formes urbaines.

Fragmentation : La fragmentation d’un paysage se traduit à toutes échelles par la dégradation, l’interruption, la segmentation, la fermeture, l’occultation ou la disparition des motifs d’intérêt des paysages et de leurs enchaînements en continuités tant physiques que visuelles (continuités écologiques, continuités agricoles ouvertes, continuités de l’espace public du réseau viaire, etc.) sous l’effet des dynamiques non maîtrisées de la végétation, de l’urbanisation et de l’équipement, notamment les infrastructures.

Frange urbaine : Bord d’un espace urbain où les caractères sont modifiés par l’apparition d’un autre type d’espace. Dans les franges urbaines, le tissu urbain se présente avec plus ou moins de lisibilité aux espaces ruraux.

Géomorphologie : Partie de la géographie physique qui a pour objet la description et l’explication du relief terrestre.

Glacis : Pente douce et régulière.

Grand ensemble : Quartier d’habitation conçu et réalisé d’un seul tenant, constitué de grands immeubles collectifs de logements ne formant pas de rues.

Grès : Roche détritique, issue de l’agrégation et la cimentation de grains de sable.

Hameau, village, bourg, ville :
- Un hameau désigne le regroupement de quelques maisons dépourvu de services ou de commerces.

- Plus grand qu’un hameau et généralement pourvu de commerces, d’une église, le village est traditionnellement le chef-lieu de la commune. Contrairement au bourg, son rayonnement ne dépasse guère ses limites urbaines.

- Entre gros village et petite ville, le bourg est souvent associé à la présence de commerces et services diversifiés et d’un marché hebdomadaire. Souvent chef-lieu de canton, il joue en général un rôle central pour plusieurs villages ou hameaux même s’il ne présente qu’une partie des fonctions administratives, commerciales ou culturelles de la ville.

- L’agglomération est un terme plus générique qui désigne toute forme de regroupement de bâtiments. On l’emploie plutôt pour des unités plus grandes que les hameaux ou villages. (Il peut également être utilisé pour désigner un ensemble urbain couvrant plusieurs communes, synonyme d’unité urbaine.).

- On parle de ville lorsque la plupart des fonctions urbaines supérieures sont réunies conférant à l’agglomération un rayonnement plus important que celui d’un bourg. En France, L’Insee réserve le terme de ville aux agglomérations de plus de 2000 habitants.

- Il n’existe pas de définition officielle pour ces termes. A l’occasion de la loi Littoral, le ministère de l’équipement a apporté certaines précisions :
« Dans certaines régions, l’habitude a été prise d’appeler « village » des regroupements de quelques maisons. Pour l’application de la loi littoral, ces groupes de maisons doivent être considérés comme des hameaux » (JO du Sénat 20/04/2006)
« La taille et le type d’organisation des hameaux dépendent très largement des traditions locales et aucune définition générale et nationale ne peut y être apportée. » (JO du Sénat 20/04/2006)
« Les villages sont plus importants que les hameaux et comprennent ou ont compris des équipements ou lieux collectifs administratifs, cultuels ou commerciaux, même si, dans certains cas, ces équipements ne sont plus en service, compte tenu de l’évolution des modes de vie. Par agglomération, le législateur a entendu viser toutes les urbanisations d’une taille supérieure ou de nature différente. » (JO du Sénat 22/03/2007).

Hercynien (cycle) : Cycle d’orogénèse (formation de montagnes) de l’ère Primaire et au cours de laquelle de hauts massifs montagneux se forment en Bretagne. Les époques concernées (Dévonien, Carbonifère) datent de 290 à 400 millions d’années. La phase dite « bretonne » date d’environ 360 millions d’années.

Horizon : Ligne de rencontre des éléments terrestres et du ciel, point le plus éloigné où peut se porter la vue. L’horizon est aussi important que le cadrage dans la composition paysagère. Sa hauteur contribue à la définition du sens et porte l’intentionnalité de la représentation. L’horizon est en relation avec le point de vue.

Identité ou typicité paysagère : Un paysage s’identifie par les caractéristiques des éléments naturels, culturels, historiques, sociaux et symboliques existants dans l’esprit de l’observateur à partir de la transmission des héritages de sa culture. L’histoire montre que les valeurs paysagères et l’appréhension d’un certain type d’environnement naturel relèvent de l’appréciation qu’en ont faites d’abord les esthètes, les écrivains, les artistes. Cette identité permet de la distinguer des autres ou de l’apparenter à un type particulier. Contraire de banalisation.

Image des paysages : Ce qui est donné à voir, représentation réelle ou virtuelle des paysages.

Interface paysagère : Espace de transition entre des zones aux caractéristiques paysagères différentes.

Lande : paysage buissonnant apparaissant le plus souvent sur sols pauvres des régions océaniques ou sur sols dégradés. Surtout formée d’espèces ligneuses basses (bruyères, ajoncs, genêts…), elle peut aussi comporter des fougères et des herbacées. Selon les conditions climatiques et de sol, les landes abandonnées peuvent rester en l’état (cas fréquent des landes côtières soumises au vent et aux embruns) ou évoluer vers la forêt (landes continentales).

Liaison douce : Voie destinée et réservée aux circulations des piétons et des cyclistes.

Ligne de force du paysage : Formes particulières qui attirent et conduisent le regard. Un des critères de dominance qui mérite d’être mis en évidence, notamment lorsqu’ils sont brouillés ou occultés.

Ligne de partage des eaux : ligne joignant les points les plus hauts entre deux vallées appartenant à deux bassins versants différents. Les lignes de partage des eaux sont souvent considérées comme des frontières naturelles.

Limite : Frontière entre deux territoires contigus (frontière), l’extrémité d’une étendue (confins). Entre deux paysages, la frontière peut être nette ou au contraire très progressive.

Lisibilité : Un paysage lisible est un paysage intelligible, chargé de significations accessibles à l’observateur.

Lisière : Partie extrême délimitant une forêt, un champ, un terrain. Les lisières des forêts ou des champs sont des zones de transition sensibles où se plaisent notamment des espèces végétales particulières. Plus largement, la lisère est un terme de réflexion important en matière d’aménagement paysager.

Lithologie : Étude de la nature des roches.

Loi Engagement national pour l’environnement ou Grenelle 2 : Texte de loi du 12 juillet 2010 déclinant par objectif et par secteur les principes énoncés dans le Grenelle 1, première formalisation des travaux du Grenelle de l’Environnement. L’objectif énoncé, à cette occasion, de lutte contre le réchauffement climatique, motive une exigence de réduction de la consommation d’espace. Densification de l’existant, densité accrue des nouveaux espaces urbains, préservation des corridors biologiques, sont des conséquences de cet objectif. Les impacts sur les paysages sont importants.

Loi Littoral : La loi s’applique depuis 1986 aux communes riveraines de l’océan et des mers, des estuaires, étangs salés et plans d’eau de plus de 1000 ha. Elle vise tout particulièrement à protéger les espaces naturels, les milieux caractéristiques, les sites et paysages remarquables, vis-à-vis des effets de l’urbanisation.
Une bande côtière de 100 m est inconstructible, et l’urbanisation, limitée à l’extension des agglomérations existantes, doit ménager les continuités paysagères (ou coupures d’urbanisation) en contact avec les rivages et veiller à la qualité des espaces proches du rivage.
La loi vise également le maintien et le développement des activités économiques liées à l’eau, ainsi que les activités agricoles, industrielles et touristiques du littoral. Elle appelle la mise en œuvre d’un effort de recherche et d’innovation portant sur les particularités et les ressources du littoral.

Loi Solidarité et renouvellement urbain (SRU) : En introduisant les principes du développement durable, ce texte de loi du 13 décembre 2000 a engendré des évolutions réglementaires importantes dans les documents d’urbanisme et les opérations d’aménagement. Texte de loi à l’origine des PLU et des SCOT.

Lotissement : Dans son acception la plus banale, un lotissement est un ensemble organisé de maisons rencontré dans les banlieues pavillonnaires. Important facteur de banalisation des paysages.
Pour le code de l’urbanisme, « constitue un lotissement une opération d’aménagement qui a pour objet ou qui, sur une période de moins de dix ans, a eu pour effet la division (…) d’une ou de plusieurs propriétés foncières en vue de l’implantation de bâtiments. »

Marche de Bretagne : Région militaire créée aux VIIIe-IXe siècles à l’initiative du roi pour insérer une sorte de zone tampon entre la France et la Bretagne. Elle perdurera jusqu’au début du Xe siècle. La Marche ne remplace pas les circonscriptions administratives existantes (comtés) mais s’y superpose dans le seul but de contrôler une région turbulente. Le terme est utilisé au pluriel aujourd’hui pour désigner, du mont Saint-Michel à Nantes, l’espace frontalier breton symbolisé par les châteaux qui s’y trouvent, malgré leur construction plus tardive.

Mise en scène paysagère : Art de la mise en valeur réciproque des motifs d’une scène paysagère.

Mitage : Multiplication de résidences dispersées dans un espace rural.

Motif : Élément entrant dans la composition d’un paysage, vivant ou minéral, naturel ou non. Un motif de paysage « motive » l’intérêt, et/ou donne une raison d’agir et/ou procure une émotion. Exemples : l’église, le ruisseau, la haie bocagère, la prairie...

Motivation paysagère : Intérêt et émotion suscités par un paysage et suscitant en retour des volontés de protection, de réhabilitation et de mise en valeur.

Natura 2000 : Réseau européen de sites naturels protégés ayant pour objectif de préserver la biodiversité.

Occultation : Empêchement de la perception de tout ou partie d’un paysage par les écrans végétaux ou bâtis.

Openfield : Paysage agraire de champs ouverts associé au groupement de l’habitat rural en villages.

Oppidum : Lieu fortifié établi sur une hauteur.

Orientation d’aménagement et de programmation : Document intégré obligatoirement dans les PLU depuis la loi ENE, contenant des dispositions portant sur l’aménagement, l’habitat, les transports et les déplacements. Elle permet de définir des actions en matière de renouvellement et de développement urbain, en favorisant la mixité de l’habitat et des fonctions. Elle peut également définir un échéancier de l’ouverture des zones à urbaniser.

Paysage : Les définitions du terme « paysage » sont aussi nombreuses que les champs dans lesquels le mot est utilisé et des auteurs qui en ont fait ou en font l’objet de leur travail. Celle de la Convention européenne du paysage, adoptée à Florence le 20 octobre 2000 par les Etats membres du conseil de l’Europe, et entrée dans le droit français en 2006 est aujourd’hui fréquemment citée : « Un paysage est une partie de territoire telle que perçue par les populations, dont le caractère résulte de l’action de facteurs naturels et/ou humains et de leurs interrelations ».

Plan local d’urbanisme (PLU) : Document d’urbanisme, établi à l’échelle communale ou intercommunale, mettant en œuvre un projet global d’urbanisme et d’aménagement et fixant les règles générales d’utilisation du sol. Ce projet de territoire partagé, compatible avec les documents de planification de rang supérieur (SCoT, PLH, etc.) et les politiques nationales, doit être respectueux des principes du développement durable. Depuis la loi SRU, les PLU ont remplacé les Plan d’occupation des sols (POS).

Piémont : Plaine alluviale étalée en glacis continu, de pente assez forte, au pied d’un massif montagneux, et formé de cônes de déjection soudés les uns aux autres.

Pistes d’action : Recommandations, conseils pour entrer en action au vu des enjeux identifiés. Elles s’écrivent généralement à partir d’un verbe d’action.

Programme local d’habitat (PLH) : Document stratégique de programmation, établi à l’échelle intercommunale, fixant les objectifs à atteindre en matière d’habitat et les moyens à mettre en œuvre pour répondre aux besoins en logement des populations. Il doit favoriser le renouvellement urbain, garantir la mixité sociale tout en assurant une répartition équilibrée de l’offre de logement sur le territoire concerné.

Point de vue : Lieu aisément accessible, permettant d’embrasser un large paysage et de saisir les logiques d’organisation d’un territoire et de ses paysages.

Ragosse : Ce terme est utilisé en Bretagne pour désigner les arbres d’émonde ou têtards. Les ragosses sont des formes particulières d’arbres, chênes en général, résultant d’une taille périodique ou seul le tronc est préservé.

Représentation : Image, discours, écrit ou graphique qui rend sensible ou montre un paysage.

Ripisylve : formation boisée linéaire bordant les cours d’eau. Au bord des petits cours d’eau, la ripisylve participe souvent au réseau de haies du bocage.

Rudéral : Se dit d’une plante qui croît dans les décombres, les friches.

Rurbanisation : Installation de citadins à la campagne. Développement des bourgs proches des grandes villes, selon des formes caractéristiques (lotissements).

Schéma de cohérence territoriale (SCoT) : Document de planification intercommunale, mettant en cohérence les politiques locales menées en matière d’environnement, de développement économique, d’habitat, de déplacement et d’urbanisme. Depuis la loi SRU, les SCoT ont remplacé les Schémas directeurs (SD). Son rôle a été renforcé par la loi Grenelle 2 en matière de développement durable.

Site : Partie remarquable de territoire, de pays, distinguée d’autres parties, pour des raisons artistiques, esthétiques, historiques, scientifiques ou plus généralement culturelles. Un « site classé » est protégé au titre de la loi de 1930 sur les sites et monuments naturels.

Site d’une ville, d’un village : Emplacement choisi (butte, éperon, boucle de méandre, confluence…) au moment de sa fondation en fonction des objectifs (défense, commerce, administration…) ayant conduit à sa création.

Slikke et schorre : la slikke désigne la partie submergée puis découverte à chaque marée, souvent vaseuse. Le schorre n’est submergé qu’aux grandes marées et permet le développement d’une végétation particulière.

Structure paysagère : Mode d’enchaînement des motifs constitutifs d’un paysage en fonction de sa charpente naturelle et de l’organisation de ses composantes bâties, cultivées et naturelles.

Structure urbaine : Organisation de l’ensemble d’une agglomération et notamment des articulations entre ses différentes parties.

Talus : En dehors du sens commun, le terme de talus est parfois synonyme de haie en Ille-et-Vilaine.

Talweg (ou thalweg) : De l’allemand « chemin de vallée ». Ligne théorique joignant les points bas d’une vallée. Dans une vallée drainée, le talweg est en général le lit mineur du cours d’eau.

Territoire : Etendue de la surface terrestre sur laquelle vit un groupe humain, et une collectivité politique nationale (selon la définition du Petit Robert). Etendue de pays sur laquelle s’exerce une autorité, une juridiction, qui jouit d’une personnalité propre même s’il ne constitue pas un Etat souverain (indépendant).

Tissu urbain : Partie de ville homogène (contrairement à la forme urbaine qui ne l’est pas nécessairement). Image de plus ou moins grande concentration d’une population sur l’espace urbanisé (tissu serré de centre ville et des vieilles villes, tissu lâche des zones résidentielles ou des espaces de service).

Trame verte et bleue : promue à travers le Grenelle de l’environnement, la trame verte et bleue « doit constituer une infrastructure écologique du territoire autour de laquelle doit s’inventer un aménagement durable et des réhabilitations de territoires précédemment fragmentés » et contribuer à « l’amélioration du cadre de vie aussi bien dans les paysages urbains que ruraux ».

Transition paysagère : Portion de territoire mettant en relation deux types de paysages par une modification progressive des caractéristiques de l’un et de l’autre.

Unité de paysage : partie de pays présentant suffisamment d’homogénéité de composantes et d’ambiance pour lui conférer une certaine spécificité.

Village : voir hameau

Vernaculaire : Adjectif qui s’applique à ce qui est propre à un pays.

Viaire : Relatif au réseau des rues d’une ville.

Zonage : Technique de planification urbaine qui délimite des zones d’affectation des sols (logements, activités, loisirs…). En France, la plupart des communes disposent d’un zonage à travers les plans locaux d’urbanisme (PLU).

Sigles

AVAP : Aires de mise en Valeur de l’Architecture et du Patrimoine

CAUE : Conseil d’Architecture, Urbanisme et Environnement

CDT : Comité Départemental du Tourisme

DDTM : Direction Départementale des Territoires et de la Mer

ENS : Espace Naturel Sensible

GR : chemin de Grande Randonnée

ONF : Office National des Forêts

PLH : Plan local d’habitat

PLU : Plan Local d’Urbanisme

PNR : Parc Naturel Régional

POS : Plan d’Occupation des Sols

SCoT : Schéma de Cohérence Territoriale

SSCENR : Schéma de Services Collectifs des Espaces Naturels Ruraux

ZAC : Zone d’Aménagement Concerté

ZNIEFF : Zone Naturelle d’Intérêt Ecologique, Floristique et Faunistique

ZPPAUP : Zone de Protection du Patrimoine Architectural, Urbain et Paysager. (Désormais remplacées par les AVAP.)