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Avant-propos

La Loi Paysage (loi du 8 janvier 1993) a renforcé la nécessaire prise en compte du paysage, patrimoine commun de la nation, dans les démarches d’aménagement.

En 2000, la Convention européenne du Paysage souligne que le paysage participe de l’intérêt général. Il est un élément essentiel du bien-être individuel et social, quelque soit le milieu ou le territoire considéré. Il participe également de la qualité du cadre de vie sur le plan culturel, écologique et environnemental. Enfin, sa protection, sa gestion et son aménagement constituent une ressource économique.

Avec l’entrée en vigueur en France de cette convention au 1er juillet 2006, l’État français s’est engagé à identifier et qualifier ses paysages en mobilisant les acteurs concernés, notamment les autorités locales et régionales.

Les atlas de paysages sont des documents de connaissance partagée qui permettent de traduire sur le territoire le terme de paysage défini par la convention européenne du paysage (Cep) :

« une partie de territoire telle que perçue par les populations, dont le caractère résulte de l’action de facteurs naturels et/ou humains et de leurs interrelations ».

Les atlas de paysages recomposent les informations sur les formes du territoire en identifiant les composantes du paysage (unités et structures paysagères des atlas), les perceptions et représentations sociales (indicateurs sociaux d’évolution du paysage) ainsi que les dynamiques pour constituer un « état des lieux » des paysages approprié par tous les acteurs du paysage.